Après une année 2023 stable, voire en baisse dans certains secteurs d’activité, un absentéisme en France qui repart à la hausse et accélère en 2025.
Hausse de l’absentéisme en France
Les données issues de notre note technique du 8 janvier 2026 mettent en évidence une hausse de 7% de l’absentéisme entre 2023 et 2024, suivie d’une nouvelle augmentation de 4,5% entre 2024 et le premier semestre 2025.
Sur l’ensemble de la période, cela représente une progression cumulée de 12 %, traduisant une dynamique durable plutôt qu’un simple phénomène conjoncturel.
Cette tendance invite les entreprises à porter une attention renforcée aux enjeux de prévention de l’absentéisme et de conditions de travail.
État des lieux de l’absentéisme par région
L’absentéisme ne s’exprime pas de façon uniforme sur tout le territoire national. Il existe de nombreuses disparités régionales, qui sont le reflet des réalités économiques, sectorielles et organisationnelles.
Ces disparités régionales rappellent l’importance d’une analyse fine de l’absentéisme, afin de mieux comprendre les dynamiques locales et d’adapter les démarches de prévention aux contextes spécifiques des entreprises.
Taux d’absentéisme des salariés dans le privé en France par région en 2024

Comprendre la hausse de l’absentéisme : un cocktail de plusieurs facteurs
La progression de l’absentéisme observée depuis 2024 ne repose pas sur un facteur unique. Elle résulte au contraire de la combinaison de plusieurs dynamiques simultanées, qui contribuent à renforcer et à ancrer cette tendance dans la durée.
Une augmentation du nombre d’arrêts courts
Les données montrent tout d’abord une hausse significative des arrêts de courte durée, ceux inférieurs à 10 jours. Souvent liées à des facteurs RPS (Risques Psycho-Sociaux), ces absences ont augmenté de 9% pesant de plus en plus dans le volume global de l’absentéisme.
Si l’on regarde dans le détail, la progression de 18% des arrêts très courts, ceux inférieurs à 4 jours, participe fortement à cette tendance. Sur ces arrêts, la généralisation de la téléconsultation fait partie des facteurs participant à l’augmentation.
Des arrêts de travail longs qui s’allongent
Parallèlement, la durée moyenne des arrêts de travail de longue durée continue de progresser. Avec près de 36% des arrêts maladies supérieurs à 90 jours, cette évolution contribue mécaniquement à augmenter le nombre total de jours d’absence, même à effectifs constants.
Un phénomène qui touche davantage de salariés
Enfin, l’absentéisme concerne aujourd’hui un périmètre plus large de populations. Des catégories jusqu’alors moins exposées sont désormais davantage concernées, notamment les cadres et les salariés de moins de 30 ans.
On notera que, pour les premiers, l’absentéisme a doublé en 4 ans, principalement pour des raisons de désengagement. Quant aux seconds, les jeunes salariés, l’augmentation de l’absentéisme est de 32% sur les 3 dernières années.
Ce glissement illustre une évolution des profils d’absentéisme, et confirme que le phénomène dépasse désormais certains secteurs ou métiers historiquement identifiés comme plus à risque.
Ressenti de l’équipe GPA Initiatives
Sur le terrain, notre équipe de relais constate que ces évolutions font écho aux situations rencontrées dans les entreprises. Il retiennent plus particulièrement les éléments suivants :
- Accélération de l’absentéisme en 2025,
- Signalement plus nombreux d’arrêts maladie « questionnants » (cerfa douteux, refus Rupture Conventionnelle, …),
- Désengagement du management (dont crainte allégation harcèlement, conflit génération),
- Vigilance : hausse des A.T. « sociaux ».